19 octobre, 2017 - 10:56
Syndicate content
   
Text Size

L’Ultimate en Chine

L’Ultimate en Chine

Deux membres de l’AUM ont vécu l’expérience de l’Ultimate en Chine et en Asie ; Sarah Bouchard-Cyr (membre depuis 2010) et Alexandre Benoît (membre depuis 2002).

La rencontre et … le départ

Ils se sont rencontré en jouant dans l’équipe mixte compétitive Wannabago et ont commencé à se fréquenter en été 2012. Sarah, grande voyageuse, revenait alors de 3 mois en Indes et Alexandre, Consultant en gestion manufacturière pour Pratt & Witney, se faisait offrir un mandat de trois ans à l’usine de …., dans la province chinoise de Hunan (où la cuisine est très épicée). Sarah alla rejoindre Alexandre en hiver 2013, pour vivre leur première expérience aussi longue comme expatriés.

Après quelques mois, Sarah a commencé à enseigner la physiothérapie, dans un mélange d’anglais et de mandarin. En Chine, cette discipline n’est pas reconnue et peu pratiquée, car la médecine traditionnelle est prédominante.

L’Ultimate, en Chine

L’Ultimate a débuté il y a environ 8 ans en Chine et presque toutes les équipes et initiatives sont soutenues par des expatriés. À leur arrivée, la moitié des joueurs étaient expatriés alors qu’après deux ans, environ le trois quart était d’origine chinoise. Le sport se développe donc vite et compte environ 600 joueurs dans le pays. Sur 1,4 milliards d’habitants, du développement est encore possible dans ce pays !

Il existe peu d’associations sportives, bien qu’il soit possible de pratiquer un sport dans un cadre amateur et non organisé ou dans des centres privés. Sauf pour les athlètes de haut niveau, les gens pratiquent donc un sport surtout durant leurs études à l’université. Peu de villes proposent des entraînements hebdomadaires d’Ultimate et donc, la pratique se fait surtout sous la forme de tournois. En deux ans, Sarah et Alexandre ont participé à 15 tournois en Chine et en Asie. Entres autres, ils ont participé au Pan-Asia, à Singapour et ont fait 5 heures de vol pour participer à un tournoi en Malaisie. Heureusement, le réseau de train en Chine est très efficace, car ils ont beaucoup voyagé pour pratiquer leur sport ! La communauté d’Ultimate n’est pas très grande et est très proche, ce qui leur a permis de se faire inviter dans de nombreux évènements.

Deux semaines après l’arrivée de Sarah, ils participaient à un tournoi hat. Dû au manque d’équipes, ce format de tournoi est très répandu en Asie. Les inscriptions sont individuelles et les équipes sont formées par les organisateurs. En général, la tradition d’Ultimate est bien respectée d’ailleurs ; lors des tournois, des partys déguisés sont organisés les samedis soirs et après un match, les capitaines font le « circle of love » où ils soulignent un point fort ou une anecdote concernant l’autre équipe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le niveau d’Ultimate, en Chine ?

Les joueurs sont très athlétiques mais comme le sport est tout nouveau, ils ont des lacunes au niveau du sens du jeu et des stratégies. Dans quelques années, plus d’entraîneurs seront disponibles pour soutenir les joueurs et le niveau augmentera sans doute.

Qu’est-ce qui les a surpris dans la culture ?

Le premier contact avec les gens peut paraître froid, car les gens sont moins démonstratifs. Par contre, tout le monde a été très gentil et accueillant avec eux, même s’ils se faisaient tout le temps dévisager dans les lieux publics !

Les gens vivent dans des maisons multigénérationnelles. Comme les parents travaillent beaucoup, ce sont les grands-parents qui éduquent les enfants. Les gens travaillent souvent le samedi et font beaucoup de voyagement pour aller au boulot. Les couples peuvent également s’installer dans des villes séparées pour travailler et améliorer leurs conditions de vie. 

Le sens de la coopération et de la communauté est très fort ; les enfants sont en sûreté et ils peuvent s’éloigner de la maison sans crainte puisque quelqu’un va toujours jeter un œil sur eux et en prendre soin.

Dû à la politique d’enfant unique en vigueur depuis 1970 qui a résulté en un déséquilibre dans les genres (plus d’hommes que de femmes), les hommes ont beaucoup de difficulté à trouver une femme pour partager leur vie. Pour augmenter ses chances, l’homme doit avoir du succès professionnel et des moyens financiers. L’expression « capitaliste dans la tête avec les pieds dans la tradition » décrit bien la nouvelle génération.

Et le retour ?

De retour au Québec, les joueurs ont joué leur premier tournoi dernièrement mais se sont malheureusement blessés ! Ils devront donc se remettre de leur blessure avant de recommencer intensément. Et si une autre opportunité se présentait de partir travailler à l’étranger ? Le consensus est évident : ils iraient !

Faits intéressants

Hong-Kong a été leur ville favorite, une ville de contraste dans une région montagneuse. Autant il y a deux fois plus de gratte-ciel qu’à New-York, autant vous trouvez des randonnées de 4 jours à faire à proximité.

Il est possible de manger du smoked meat et de la poutine au restaurant À Montréal, à Shangaï.

Bien que l’internet soit accessible, la plupart des sites permettant de connaître les nouvelles extérieures au pays sont indisponibles ou illégaux. Google, Facebook et même les courriels vers des pays étrangers ne sont pas accessibles. Il n’est donc pas évident de garder contact avec les gens rencontrés là-bas. 

Commanditaires